Étiquette : politique

  • Des manifestations récentes contre la France au Burkina Faso

    Des manifestations récentes contre la France au Burkina Faso

    Une nouvelle coalition appelée M30 Naaba Wobgo demande instamment la fin des accords de coopération avec la France.

    Des protestations ont eu lieu au Burkina Faso, alors que des manifestants se sont réunis devant le mémorial de l’ancien président Thomas Sankara à Ouagadougou afin d’exprimer leur mécontentement lié à la présence des troupes françaises dans le pays.

    « La France s’accroche misérablement à son ancien empire colonial africain, qu’elle pille, elle exploite ses ressources et elle est l’instigatrice de coups d’État, elle tue les chefs d’État, engendre le terrorisme et alimente les guerres et les génocides. […]

    Nous prenons notre destin en main afin d’avoir la liberté de choisir des partenaires et des solutions appropriées qui soient de bonnes solutions pour mettre fin au conflit », a commenté Yéli Monique Kam, présidente du Mouvement M30, à l’intention des manifestants.

    Sur les banderoles de la foule, on pouvait lire « À bas l’UE, complice de la France », « La France est impérialiste, tyran, parasite, dehors » et « Non aux accords de coopération avec la France. »

    Le M30 Naaba Wobgo a déjà annoncé un rassemblement qui aura lieu la semaine prochaine, le 12 août, dans le but de mettre fin à « la politique française sous toutes ses formes », ainsi que de demander « le départ de l’ambassadeur français ».

    Les manifestations font suite aux récentes visites d’Emmanuel Macron au Cameroun, au Bénin et en Guinée-Bissau.

    Source : africanews.com

  • La loi britannique sur le revenge porn n’est pas appliquée correctement

    La loi britannique sur le revenge porn n’est pas appliquée correctement

    La loi britannique sur le revenge porn n'est pas appliquée correctement

    Un groupe britannique de victimes affirme que les lois portant sur le revenge porn doivent être renforcées et que la police a encore besoin d’une formation supplémentaire sur la manière de traiter de tels cas

    La police d’Angleterre et du pays de Galles a indiqué que le nombre d’affaires présumées avait plus que doublé au cours des quatre dernières années – passant de 852 en 2015-2016 à 1 853 en 2018-2019, tandis que le nombre d’accusations avait chuté de 23%, passant de 207 à 158 même période.

    Le “revenge porn” est le partage d’images ou de vidéos privées ou sexuelles d’une personne sans son consentement, qui est devenue une infraction en Angleterre et au pays de Galles en avril 2015, puis des lois similaires ont été adoptées en Irlande du Nord et en Écosse. Une déclaration conjointe du ministère de la Justice et du Home Office déclare :

    “Lorsque nous avons demandé aux victimes et aux militants d’élaborer la nouvelle loi, ils ont reconnu que le motif de ce crime était presque toujours malveillant, plutôt que sexuel. C’est pourquoi la loi considère qu’il s’agit d’une infraction non-sexuelle.”

    Mais à présent, les militants affirment que les victimes devraient bénéficier de l’anonymat, tout comme les victimes d’infractions sexuelles. Les lois doivent également inclure des menaces de partage d’images, et pas seulement l’acte même de les partager. Cependant, le revenge porn est actuellement classée dans la catégorie “délit de communication”, ce qui signifie que les victimes ne bénéficient pas de l’anonymat. C’est pourquoi, au cours de la dernière année, plus d’un tiers des victimes ont décidé de ne pas poursuivre l’affaire.

    Sophie Mortimer, de la ligne d’assistance sur le revenge porn, a déclaré : “Nous aimerions également que cela devienne une infraction sexuelle, car cela garantirait l’anonymat des victimes. C’est très bien de changer la loi et de rendre ces choses illégales, mais si les services de première ligne ne comprennent pas ce que signifie réellement la loi, alors vous ne faites que la moitié du travail.”

    Source: bbc.com

  • L’Italie a récemment été le lieu de réunion du Congrès mondial des familles

    L’Italie a récemment été le lieu de réunion du Congrès mondial des familles

    Des manifestations ont eu lieu ce week-end à Vérone, en Italie, au moment où des politiciens d’extrême droite internationaux, des militants conservateurs et des responsables religieux organisaient une conférence sur les valeurs familiales

    Le week-end dernier à Vérone, la ville italienne de l’amour, se tenait une rencontre importante de politiciens d’extrême droite, de militants conservateurs et de responsables religieux du monde entier unis par la haine sous une étiquette “pro-famille”, selon les opposants et les manifestants.

    Tandis que se tenait le Congrès mondial des familles (créé par des Américains), une manifestation eut lieu à l’extérieur où la police dût être déployée, parallèlement à une contre-manifestation de groupes soutenant les objectifs de la conférence.

    Même si ces dernières années, le congrès s’était tenu dans les anciens pays soviétiques, ce week-end, la 13e édition de la conférence, à Vérone, a été financée par le conseil local et soutenue par le vice-Premier ministre italien, Matteo Salvini. Soit le chef du parti d’extrême droite de la Ligue, anti-immigrés et xénophobe, une partie importante du gouvernement de coalition populiste italien actuel. Il a déclaré samedi dernier lors de la conférence :

    “Les féministes qui parlent des droits des femmes et sont les premières à prétendre ne pas voir quel est le premier, le seul et le plus important danger en 2019 pour les droits, les réalisations sociales, la liberté de travailler, d’étudier, de parler, de s’habiller comme vous le souhaitez – et ce n’est pas le Congrès mondial des familles – c’est l’extrémisme islamique, une culture où la femme vaut moins que zéro. La femme est recouverte d’une burqa, elle ne doit pas quitter la maison, elle ne devrait pas porter de mini-jupe et si elle s’habille trop à l’occidentale, pense trop à l’occidentale ou devient trop occidentale, [on] la tabasse. Le danger ce n’est pas les dangereux extrémistes du Congrès de la famille.”

    La manifestation était organisées des groupes féministes et pro-LGBT. Ils s’opposaient au Congrès mondial des familles dont l’objectif déclaré était de rétablir ce qu’il appelle “l’ordre familial naturel”. Maddalena Saccone, une manifestante, explique : “On parle de reprendre la liberté de l’avortement, du divorce et du droit de la famille. On pensait que ces luttes avaient déjà été remportées.”

    Selon la police, le nombre de manifestants s’élevait à environ 30 000. Ils portaient des vêtements fuchsia ornés de banderoles colorées et scandaient une analogie de Roméo et Juliette vue à travers des yeux féministes : “Ils nous tuent à la maison, dans la rue, sur leur lieu de travail – Vérone est une ville pour le féminisme alors nous disons “Giuletta”, ne crains pas parce que la vie est trop belle, n’attends pas un testicolo (un homme idiot en argot) sur le balcon. “

    Les manifestants ne sont pas les seuls à lutter contre la haine promue par le Congrès mondial de la famille, a déclaré Neil Datta, secrétaire du Forum du Parlement européen sur la population et le développement :

    “Ils se décrivent comme étant favorable à la famille, à la vie et à la liberté de religion, mais ce dont ils parlent vraiment c’est de différentes manières de restreindre les droits de l’homme. Plutôt que de parler de valeurs religieuses, ils ont repris les mêmes idées, mais les ont passées dans une machine à laver laïcisée afin qu’elle ressemble à la langue moderne des droits de l’homme. Mais c’est la même idée de base.”

    Source: cnn.com