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  • Étudiante assassinée en France : L’extrême droite exige des mesures plus sévères sur la sécurité et l’immigration / Un Marocain condamné pour viol soupçonné du meurtre d’une étudiante à Paris

    Étudiante assassinée en France : L’extrême droite exige des mesures plus sévères sur la sécurité et l’immigration / Un Marocain condamné pour viol soupçonné du meurtre d’une étudiante à Paris

    Le parti d’extrême droite français, Rassemblement National (RN), a exhorté le nouveau gouvernement à adopter des mesures plus strictes concernant l’immigration et la sécurité, après l’arrestation d’un Marocain, suspecté du meurtre d’une étudiante à Paris, rapporte mercredi l’agence Reuters, relayée par Agerpres.

    Moins de 12 heures après que Jordan Bardella, président du Rassemblement National, ait alerté que le public était en colère face à ce crime, le nouveau ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, a affirmé que le gouvernement était prêt à modifier la législation si nécessaire.

    Le RN, dont fait également partie Marine Le Pen, a implicitement exprimé son soutien à une nouvelle coalition entre centristes et conservateurs, après les élections de juillet, où le gouvernement centriste du président Emmanuel Macron a subi de lourdes pertes. Cependant, le RN a réservé son droit de retirer son soutien au cabinet du Premier ministre Michel Barnier si ses préoccupations sur l’immigration et la sécurité ne sont pas prises en compte, affirmant que l’avenir du gouvernement dépend de ses exigences.

    « Il est temps que ce gouvernement prenne des mesures : nos compatriotes sont en colère et ne se contenteront pas de simples discours », a déclaré Bardella mardi soir, en référence à l’assassinat de la jeune Philippine, âgée de 19 ans. Il a reproché à l’État d’être trop laxiste en matière de sécurité.

    « La vie de Philippine a été volée par un immigrant marocain sous le coup d’une OQTF (obligation de quitter le territoire français) », a écrit Bardella sur le réseau X (anciennement Twitter).

    Le corps de la jeune femme a été retrouvé samedi dans un parc à Paris, selon des médias français, dont Le Parisien. Les rapports indiquent que le suspect, un Marocain de 22 ans, a été arrêté en Suisse mardi soir. Ce dernier devait être expulsé de France, où il avait déjà été incarcéré pour viol.

    « Face à une telle tragédie, précédée par tant d’autres, nous ne pouvons pas nous limiter à des condamnations verbales ou à exprimer notre colère », a réagi Bruno Retailleau mercredi matin dans un communiqué. « C’est à nous, représentants publics, de mettre à jour la législation pour protéger les Français », a-t-il ajouté.

    Retailleau, membre du parti des Républicains (conservateurs), avait déjà indiqué que la France prendrait probablement des mesures beaucoup plus strictes concernant l’immigration et la sécurité.

    De son côté, la députée écologiste Sandrine Rousseau a mis en garde contre l’utilisation de ce crime par l’extrême droite pour « répandre sa haine raciale », a rapporté Reuters.

  • Le DHS va lancer des tests ADN pour déterminer les relations familiales à la frontière sud des États-Unis

    Le Département de la Sécurité intérieure des États-Unis va lancer un programme pilote de tests ADN pour aider à identifier et éventuellement poursuivre en justice des personnes se présentant comme des familles, cela dans le but de lutter contre le trafic d’êtres humains.

    L’opération nécessitera un prélèvement buccal et devrait, en moyenne, fournir des résultats en environ 90 minutes, selon un haut responsable de l’ICE, la police douanière américaine.

    Les essais débuteront par un programme pilote dès la semaine prochaine. Ce travail vise à empêcher les migrants adultes de prétendre frauduleusement être des parents, ce qui a généralement pour objectif d’éviter une détention de longue durée.

    Interrogé par des journalistes, les responsables ont déclaré que les tests seraient volontaires et que les échantillons ne seraient utilisés que pour déterminer les relations familiales, pas pour engager des poursuites.

    “Il s’agit d’une avancée sans précédent dans notre processus et nos techniques d’enquête”


    a déclaré mercredi un responsable du DHS.

    Le DHS a maintes fois averti que les trafiquants exploitaient les enfants pour contourner les lois sur l’immigration des États-Unis. Actuellement, le gouvernement ne peut pas garder les enfants migrants en détention pendant plus de 20 jours, ce qui entraîne souvent la libération de familles – ou de groupes se faisant passer pour des familles – jusqu’à l’audience devant le tribunal de l’immigration, pratique que le président Donald Trump a qualifié non sans ironie de “catch and release” : “arrestation et libération”.

    Les informations recueillies lors du test ADN ne seront ni stockées ni partagées, a déclaré un responsable de l’ICE.

    D’octobre 2018 à mars 2019, les autorités ont identifié plus de 1 000 cas de fausses familles arrêtées à la frontière sud. En avril, des officiers de la Sécurité intérieure ont enquêté sur 100 familles présumées, trouvant des preuves de fraude dans 29 de ces affaires.

    L’annonce intervient alors que le responsable du DHS envisage également des possibilités pour augmenter les temps de détention de la famille. Une décision de justice de 2015 oblige les familles avec de jeunes enfants à être libérées après 20 jours.

    Plus tôt cette semaine, l’ICE annoncé que les enquêteurs seraient réaffectés à la frontière méridionale, dans des endroits submergés par l’afflux récent de familles de migrants.

    “En entrant frauduleusement en tant que cellule familiale ou en tant que mineur non accompagné, les étrangers en situation irrégulière peuvent exploiter les failles des lois sur l’immigration pour entrer aux États-Unis et éviter la détention”


    a déclaré l’ICE dans un communiqué publié lundi.

    Source: abcnews.go.com, edition.cnn.com