Étiquette : changement climatique

  • La France et le Portugal touchés par de nouveaux feux de forêt

    La France et le Portugal touchés par de nouveaux feux de forêt

    Alors que les températures sont de nouveau en hausse, les deux pays luttent contre des feux de forêt de plus en plus nombreux.

    Les températures continuent de grimper, le Portugal prévoit des températures supérieures à 40°C (104°F) cette semaine, après qu’un brasier ait émergé à Mafra, à seulement 40km de Lisbonne. 400 pompiers ont été déployés pour éteindre l’incendie.

    De même, la France a vu quatre pompiers blessés et plusieurs autoroutes fermées en raison de la chaleur extrême.

    Au Portugal, selon les déclarations du commandant Paulo Santos de l’autorité de protection civile, les maisons ont été évacuées afin de protéger les habitants tandis que les résidents ont rejoint les pompiers afin de limiter la propagation du brasier. Par ailleurs, l’incident n’est pas isolé, puisque plus de 1 000 pompiers ont été impliqués pour mettre fin à des départs de feu dans le nord et le centre du pays. Ces régions sont également en état d’alerte car le Portugal s’attend à ce que les températures remontent à plus de 40 degrés Celsius (104°Fahrenheit).

    Selon les experts, le changement climatique est le principal responsable de ces incendies spontanés.

    En 2017, les incendies au Portugal ont tué plus de 100 personnes. Dans le même temps, cette année seulement, plus de 58 000 hectares de terres (143 000 acres) ont été touchés par les incendies, selon les données de l’Institut pour la conservation de la nature et des forêts (ICNF).

    Pendant ce temps, 350 hectares ont brûlé dans le Gard, dans le sud-est de la France, un pompier a été grièvement blessé, et les autoroutes ont été partiellement fermées, alors qu’une forêt de pins dans la ville d’Aubais, au sud de Nîmes, était prise par les flammes.

    Des températures élevées sont également attendues pour la période à venir.

    Source : france24.com

  • Une nouvelle étude montre que les fortes pluies vont continuer à s’intensifier partout dans le monde

    Une nouvelle étude montre que les fortes pluies vont continuer à s’intensifier partout dans le monde

    Les experts prévoient que les pluies torrentielles deviendront de plus en plus fréquentes

    Une nouvelle étude publiée au début du mois dans la revue Water Resources Research montre que les pluies torrentielles sont devenues plus fréquentes de nos jours qu’au milieu du siècle dernier, lorsque le réchauffement planétaire a commencé à s’intensifier. Le monde devient de plus en plus pluvieux parce qu’à mesure que le climat se réchauffe, l’atmosphère peut retenir et libérer plus d’humidité, ce qui signifie que les pluies torrentielles sont en augmentation partout sur la planète.

    “L’analyse est claire comme de l’eau de roche et montre depuis des décennies que nous subissons beaucoup de ces extrêmes”, explique Simon Papalexiou, professeur de génie civil, de géologie et de sciences environnementales à l’Université de Saskatoon au Canada, à propos de l’étude en question.

    Pour cette nouvelle étude, le professeur Papalexiou et le professeur d’hydrologie de l’Université de Bologne, Alberto Montanari, ont analysé les données recueillies dans 8 730 stations météorologiques du monde entier entre 1964 et 2013, en traçant la chronologie et l’intensité des pires averses dans chaque région et en comparant les résultats aux tendances attendues.

    Même si la pluie est un élément essentiel du système météorologique mondial, les pluies diluviennes peuvent dévaster les communautés, perturber l’agriculture et contribuer aux accidents de la route et autres problèmes. Au cours de la dernière année seulement, la pluie a détruit les récoltes et retardé le maïs et le soja, poussé les rivières sur leurs rives et jusque dans les communautés, prenant des vies et détruisant des maisons. Papalexiou dit qu’une pluie excessive a de nombreuses conséquences possibles :

    “Inondations soudaines, glissements de terrain, destruction d’infrastructures, épidémies de maladies d’origine hydrique, contamination de l’eau, circulation chaotique… La liste est vraiment longue.”

    L’analyse a montré qu’il y a eu 7 % de plus de pluies diluviennes que prévu entre 2004 et 2013,. L’Amérique du Nord, l’Europe et l’Asie sont en tête des graphiques avec environ 8,5 % plus de pluies diluviennes au cours de ces années que prévu. De plus, il semble que les fortes pluies ne montrent aucun signe d’arrêt selon les experts, qui disent même qu’elles pourraient s’intensifier, même si le changement climatique entraîne la sécheresse dans de nombreuses régions du monde.

    Source: nbcnews.com

  • Our Planet de Netflix est à la fois beau et gênant

    Our Planet de Netflix est à la fois beau et  gênant

    Les premières critiques du nouveau projet apparemment cynique de Netflix, Our Planet, qui retrace l’histoire de la vie sur Terre, ont été publiées et elles disent qu’il changera plus les points de vue que le documentaire de la BBC. Le documentariste légendaire David Attenborough remporte l’adhésion des critiques de manière inhabituelle.

    Our Planet – les critiques sont bonnes mais peuvent-elles amener un changement réel ?

    Le projet audacieux Netflix débute par le premier épisode sobrement intitulé “Une planète”, et tente d’expliquer que la Terre est en réalité une imbrication complexe de plusieurs écosystèmes, qui dépendent les uns des autres.

    Our Planet est à la fois une série d’images déprimantes de mort et de destruction et un panorama de la diversité d’espèces qui vivent sur la terre. La plupart des moments d’émerveillement sont empreints d’un sentiment culpabilité, le merveilleux et le divertissement se teintent d’inconfort.

    Cependant, ce spectacle pourrait bien vous donner envie de sauver la planète, au lieu de simplement vous laisser aller au sentiment océanique.

    Si vous regardez le film surprenant sans le son, vous aurez l’impression de faire un simple documentaire animalier, mais le plaisir des sens et la beauté n’en sont pas les seuls objectifs, car il est également accompagné d’une narration merveilleuse qui donne à ses images une saveur émotionnelle plus complexe.

    Espèces disparues, disparition des habitats, propagation des maladies, accumulation de polluants, changements climatiques – Planet Earth évoque ces problèmes de manière indirecte dans sa conclusion : “Nous pouvons maintenant détruire ou chérir: le choix nous appartient.”

    Le documentaire sera lancé le vendredi 5 avril sur Netflix, et non sur la BBC comme prévu.

    Si la BBC n’a pas été choisie pour la diffusion de la nouvelle série, c’est parce que Netflix effectue le lancement dans 190 pays simultanément. Et surtout, elle sera disponible pendant des mois et des années.

    La BBC n’offre toujours que 30 jours sur iPlayer, elle ne transmet pas en simultané à l’échelle mondiale. Et beaucoup de personnes qui regardent Netflix appartiennent à la catégorie des 16-30 ans, celle qui est la plus susceptible d’agir sur les problèmes présentés dans “Planet Earth”.

    Ce qui rend le récit du documentaire si attrayant, c’est son travail visuel. Les plans sont complexes, les couleurs sont éclatantes et le montage surpasse la plupart des productions du genre.

    Fondamentalement, cette série novatrice dépeint la vérité belle mais gênante de ce que vit la Terre et amène les téléspectateurs à reconnaître leur propre complicité dans la destruction de la nature.